Grèce- chapitre 2, Olympie

Olympie, ville mythique de l'histoire et berceau des jeux olympiques. Un tel résumé est rarement représentatif de la réalité, et rarement aussi trompeur.

Je suis arrivé tard le soir et j'ai décidé de dormir à côté d'un parc (où je suis resté pendant toute la durée de mon séjour). C'est en marchant autour de la ville le lendemain matin que j'ai réalisé que ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais. Il se trouve que l'Olympie moderne est un piège à touristes, avec des magasins qui vendent de tout, des tasses aux sweats à capuche "votre nom en grec". C'est aussi très petit. Dans mon esprit j'avais imaginé une grande ville, remplie de monde. Pas vraiment, vous avez facilement tout vu en une demi-journée.

 

Je sais que l'image que je dépeins n'est pas très flatteuse mais je tiens à souligner que je n'ai pas été déçu. Les petites rues ont leur charme, et le temps étant de la partie et malgré la pluie de la nuit, il faisait chaud et ensoleillé pendant la journée. C'était beau et agréable. En plus de cela, j'étais à côté d'un parc très luxuriant et j'ai fait quelque chose que je n'avais pas encore fait. Rien. Je n'ai rien fait. Je suis resté dans ma camionnette ou à la pizzeria locale et j'ai lu des livres, parlé avec des gens, joué de la guitare et je me suis assis pendant des heures, emmagasinant tout ce que mes sens pouvaient percevoir. C'était apaisant.

3, peut-être 4 jours après mon arrivée, j'ai rencontré un groupe de touristes américains. Je dis "rencontré" mais en vérité ce sont eux qui sont venus me voir. Ma camionnette les avait beaucoup intrigués et apparemment ils étaient restés assis dans leur voiture et en avaient parlé pendant une bonne demi-heure avant de venir me voir. Conversation habituelle, mais néanmoins agréable sur les voyages passés et actuels s'ensuivit. Ils avaient récemment été sur l'île de Zakynthos et apparemment cela valait les 30 euros de ferry.

Et donc, le lendemain matin, j'étais en route pour Zakynthos.

Nemo FaucherComment